Montréal, le mardi 19 février 2013 — Étude à l’appui, Pierre Curzi et Jean-Martin Aussant expliquent pourquoi il existe un grand déséquilibre entre les institutions universitaires francophones et anglophones au Québec. La démarche s’inscrit dans le cadre du Sommet sur l’enseignement supérieur, où Option nationale n’a obtenu que le statut d’observateur.

Au Québec, 8,3 % des citoyens ont l’anglais comme langue maternelle. Cependant, les universités anglophones reçoivent 29 % de l’ensemble du financement universitaire. Plus on gravit les échelons du système d’éducation au Québec, plus l’anglais est important. Si le français occupait dans le système universitaire une place similaire à celle qu’il occupe aux niveaux primaire et secondaire (89 %), on compterait dans les universités francophones 37 000 étudiants et 1 700 professeurs supplémentaires. Les universités francophones disposeraient ainsi d’un budget d’un milliard de dollars de plus.

« Si on le compare aux pays de l’OCDE, le Québec est le territoire où les investissements dans les institutions universitaires de la langue nationale reflètent le moins le poids démographique. L’anglicisation de la langue de travail au Québec vient en partie du fait que le gouvernement finance à même nos impôts la formation en anglais de plusieurs professionnels. Il n’y a rien de mal à ce qu’un individu soit formé en anglais. Le problème c’est le déséquilibre numérique, car le financement des universités est fonction du nombre d’étudiants qu’elles attirent», a précisé Pierre Curzi.

Pour Jean-Martin Aussant, il s’agit d’une simple question d’équité. « Si le financement des universités anglophones était beaucoup trop faible, il s’en trouverait pour le dénoncer et nous serions d’accord avec eux. Or, le constat est clair, les universités francophones sont loin de recevoir la part du financement qui correspond au poids de la population francophone au Québec », a conclu le chef d’Option nationale.

Option nationale est un parti politique souverainiste fondé en octobre 2011. La formation a obtenu un résultat historique lors des dernières élections en présentant 120 candidats et en récoltant plus de 83 000 votes après 10 mois d’existence. Le parti compte près de 8 000 membres. Son chef, Jean-Martin Aussant, a siégé à l’Assemblée nationale de 2008 à 2012.

Le sous-financement des institutions universitaires francophones :

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